À Perpignan, un terrain laissé sans entretien pendant deux ou trois saisons se referme vite sous climat méditerranéen. Dans les quartiers pavillonnaires où les parcelles sont plus grandes, comme Le Vernet, Moulin à Vent, Mailloles ou Saint-Martin, les jardins secondaires et les terrains vagues sont les premiers concernés : les ronces montent le long des clôtures, les rejets ligneux issus d'anciennes tailles durcissent et deviennent difficiles à couper à la main, et la friche gagne du terrain sur les zones jusque-là entretenues.
La cause est presque toujours la même : absence d'entretien régulier sur une parcelle secondaire, un terrain hérité ou une résidence occupée une partie de l'année seulement. L'effet se voit rapidement : perte d'usage du terrain, propagation des broussailles vers les parcelles voisines, et parfois plainte du voisinage. Le risque à ignorer le problème, c'est que le chantier devient ingérable avec un simple outil de jardin : plus la végétation s'installe, plus il faut de matériel lourd (débroussailleuse professionnelle, broyeur, parfois tronçonneuse pour les rejets ligneux les plus épais), et plus la facture de remise en état grimpe. Un entretien engagé tôt, avant que les ronces ne forment un maillage dense, coûte toujours moins cher qu'une remise en état complète après plusieurs années d'abandon.